Le sel est-il sain ou nocif ? Existe-t-il un sel ou plusieurs sels ?

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Inde cocotier

On nous bassine en ce moment en nous mettant en garde de manière anxiogène contre le sel, qui serait le pire des poisons, hypertenseur, aggravateur des risques cardio vasculaires … bref, l’apocalypse ! Tout en nous vantant non stop, dans les messages publicitaires, toutes sortes de préparations plus salées les unes que les autres … Totalement incohérent donc.
Que faut-il en penser ?

Mais tout d’abord de quoi parle-t-on ? Qu’est-ce que le sel ? N’y a-t-il pas en fait des sels totalement différents, avec des effets sur le corps diamétralement opposés ? Et dans ce cas, que penser par conséquent des lacto fermentations, où le sel est présent ?

1. Qu’est-ce que le sel :

Le sel nous renvoie aux origines de la vie, apparue dans la mer, milieu salé bien sûr, et dont nous gardons le souvenir imprégné en nous, de par les minéraux qui composent notre plasma, comme René Quinton l’a mis en évidence par ses recherches et applications.
Le sel est majoritairement composé de chlorure et de sodium ; mais immédiatement, nous ne pouvons aller plus loin sans distinguer les différentes sortes de sel.

Les différentes sortes de sel :

A – Le sel dit «de table» :

Je commence par le pire, que l’on nomme «de table», ce qui est totalement paradoxal car normalement, il ne devrait à aucun moment entrer dans notre alimentation. Et pourtant c’est le plus courant, celui que vous trouvez partout en supermarché, celui qui est omniprésent, et en fortes doses, dans toutes les préparations industrielles. Parfois même, on ajoute du sirop de glucose pour pouvoir mettre davantage de sel sans que le consommateur soit alerté par le goût (oui, le sel retient l’eau, c’est toujours intéressant par exemple de vous faire payer de l’eau au prix de la viande). C’est celui qui est présent dans les cantines, celui qui est présent dans la plupart des restaurants, etc.
Ce sel est composé de 99,9 % de chlorure de sodium, avec près de 40 % de sodium, 60 % de chlore, et le reste en additifs poisons pour l’organisme, notamment des anti-agglomérants, souvent à base d’aluminium. Pour obtenir du sel blanc, le sel brut subit différents traitements chimiques et mécaniques et est notamment chauffé à très haute température pour en éliminer les prétendues impuretés. De plus, on y ajoute de l’iode, qui est presque toujours synthétique, ce qui empêche notre corps de l’absorber correctement.
Et les agents anti aglomérants empêchent l’absorption du sel dans notre corps, ce qui conduit à une accumulation et au dépôt dans les organes. Cela peut causer de graves problèmes de santé, comme l’hypertension ou l’aggravation des risques cardio vasculaires.
Il s’agit donc, comme toute substance raffinée, d’un produit déséquilibré, dénaturé. Ce produit sature le goût et exacerbe l’appétit, conduisant à un excès de consommation ; ce qui est le but des industriels.

B – Le sel de mer :

Le sel marin brut, lui, contient 85 % de chlorure de sodium, les 15 % restant regroupant le panel des minéraux présents naturellement dans l’eau de mer : magnésium, calcium, potassium (qui équilibre l’effet du sodium), soufre ; tous les autres minéraux se trouvent au moins à l’état de traces (oligo-éléments : fer, manganèse, zinc, cuivre, fluor, iode…).
Mais même le sel de mer est parfois traité : si vous voyez du sel de mer presque totalement blanc, évitez-le, vous pouvez être sûr qu’il est appauvri.

C – Le sel de l’Himalaya :

C’est un des sels les plus purs, car sa formation remonte à 250 millions d’années environ, à l’époque où l’océan recouvrait la plus grande partie de la terre. Lorsque la imgresmer a disparu, de puissants mouvements tectoniques se sont produits, donnant naissance aux massifs de l’Himalaya qui, dans leur mouvement, ont fait remonter le sel. Celui-ci se trouve aujourd’hui à une profondeur variant de 400 à 700 mètres.

Il doit sa qualité exceptionnelle notamment au fait qu’il a été préservé, dans le sein de la terre, de tous les méfaits de la pollution et des rejets toxiques. Riche en oligo-éléments, (plus de 80), notamment en fer, calcium et potassium, ce sel permet une bonne régénération du sang. Grâce à sa structure colloïdale (les cristaux sont extrêmement petits), ces éléments et minéraux peuvent être directement assimilés par les cellules de l’organisme.

2. Les effets du sel sur le corps :

 

Le sel est absolument indispensable à l’organisme :
  • Le Sodium est impliqué dans la contraction musculaire, y compris cardiaque, l’influx nerveux, la digestion des protéines, l’absorption de nutriments au niveau de l’intestin grêle… Il est l’un des principaux anions extracellulaires responsable de la régulation des fluides, du pH et de la pression osmotique.
  • Le Chlore intervient également dans l’équilibre acide-base, la bonne hydratation, mais sert surtout à la production d’acide chlorhydrique au niveau stomacal, acidité absolument essentielle à une bonne digestion : celle des protéines initiée dans l’estomac, mais aussi celles des lipides et glucides dans la mesure où son taux impulse les sécrétions tant au niveau du pancréas que du foie via la bile. Et cette production d’acide s’avère défaillante plus souvent qu’imaginé. Le Chlore améliore également la capacité du sang à transporter le dioxyde de carbone à partir des tissus vers les poumons pour en assurer le rejet. Enfin, le chlore est très présent dans le liquide entourant et protégeant le cerveau, appelé liquide cérébro-spinal.

Nous voyons donc que le sel est essentiel à l’homéostasie de l’organisme, à son équilibre acido-basique et à de nombreuses fonctions vitales comme la digestion, la synthèse hormonale, notamment surrénalienne, ou encore la formation des cellules gliales dans le cerveau.
En considérant toutes ces propriétés, vous imaginez bien que l’homme n’est pas fait pour vivre sans apport de sel ; d’ailleurs, l’existence de capteurs de capteurs linguaux dédiés à la saveur salée tend à prouver que nous sommes biologiquement conçus pour absorber du sel.

Bienfaits du sel naturel :

David Brownstein, dans son livre Salt Your Way to Health (Salez votre Chemin vers la Santé) écrit : « Aucune étude ayant analysé le lien entre la consommation de selsel de mer et l’hypertension n’a utilisé du sel non raffiné ». Ce médecin confirme que le remplacement du sel raffiné par du sel de mer non raffiné a pour effet de faire baisser la tension chez ses patients souffrant d’hypertension et de l’augmenter chez les personnes en hypotension. Il agit en fait comme régulateur. Jean-Yves Dionne (article original ici) relaye par ailleurs des résultats d’études qui font réfléchir : « Chez ceux qui consomment moins de 2645mg de sodium (donc qui suivent les recommandations officielles), le risque de mortalité toute cause est augmenté de 9 % par rapport à la norme et le risque de maladies cardiaques de 10 %. Les chercheurs remettent donc en doute les fondements scientifiques des normes actuelles. D’ailleurs, nous avons déjà vu que des apports trop faibles en sodium peuvent être associés à certains troubles de santé comme la fatigue ou l’hypotension. »

Le sel et l’immunité :

Une récente étude scientifique de l’université de Regensburg, publliée dans la revue Cell Metabolism, fait état de propriétés étonnantes du sel dans le corps. Les chercheurs viennent de découvrir que le corps aurait trouvé une voie pour se protéger contre les mauvaises bactéries, et cette voie passe par l’utilisation du sel.
Une série d’expériences sur les hommes et les souris ont montré que les niveaux de sodium augmentaient autour de l’endroit d’une infection, et que sans ce sodium, les bactéries se développaient et s’épanouissaient plus vite sur le site de l’infection.
L’équipe a conduit des expériences dans lesquels ils soumettaient des cellules humaines et de souris à des niveaux élevés de chlorure de sodium, et ont observé la réaction des cellules du système immunitaire. Ils ont aussi nourri les souris avec des aliments plus ou moins salés, puis les ont infectées avec la bactérie Leishmania major (qui provoque des lésions cutanées). Les souris avec le niveau de sel plus élevé ont guéri bien plus vite de leur infection que celles qui étaient nourries avec moins de sel. Jantsch suppose que certaines cellules de la peau peuvent transporter le sodium préférenciellement vers les endroits du corps où les populations bactériennes sont élevés, afin de créer une barrière supplémentaire, empêchant les microbes de pénétrer profondément dans le corps.
Jantsch pense donc que le sel est un facteur de l’immunité.
Nous savons que le sel inhibe le développement des bactéries pathogènes. Le sel a bel et bien été utilisé pendant des millénaires pour conserver les aliments et les empêcher de se corrompre en présence de bactéries. Mais ce n’est pas le sel en lui-même qui conserve, c’est le fait que les bactéries lactiques vont survivre et pas celles responsables du pourrissement. C’est le principe de la fermentation opposée au pourrissement. Il est donc logique — et fascinant— que dans l’évolution, le sodium ait également été utilisé par le corps d’une manière similaire.

Sel de l’Himalaya :

sel HimalayaLes cures d’eau salée au sel de l’Himalaya font traditionnellement partie de la médecine ayurvédique.
Le sel cristallin (de structure colloïdale, c’est à dire assimilable par nos cellules) rétablit l’équilibre acido-basique (le PH sanguin), agit sur la gêne causée par des reflux gastriques chroniques, est un puissant détoxiquant (une propriété vérifiée par analyse d’urine), dissout ou démantèle toxines, déchets et substances nocives présents dans le corps. Il élimine notamment les métaux lourds (mercure, plomb) et dissout les dépôts calcaires. Sur le long terme, l’usage de l’eau salée au sel cristallin de l’Himalaya a une action bénéfique sur des affections comme l’arthrose, l’arthrite, les rhumatismes déformants ou les calculs rénaux et biliaires, car il aide l’organisme à briser les dépôts et à les éliminer. Il stimule aussi et régule le transit intestinal. Par la présence de ses minéraux, en parfait équilibre avec ceux de notre plasma, il augmente l’hydratation (car la déshydration n’est pas due à un manque d’eau dans l’organisme, mais à un manque de minéraux), donc prévient les crampes, renforce les os, abaisse la pression artérielle, améliore la circulation …

Toutes ces propriétés sont présentes dans le sel naturel, mais encore bien plus dans l’eau de mer, ou plasma de Quinton, qui mériterait un sujet à lui tout seul d’ailleurs, et dont les pouvoirs sont encore supérieurs.

Échec des régimes sans sel :

Brocoli lacto fermenté

Brocoli lacto fermenté

Les régimes sans sel – pourtant préconisés en cas d’hypertension – se sont soldés par des échecs, voire des effets inverses, sans compter la frustration induite chez les patients.
Une étude de Harvard de 2010 a même révélé qu’une diète faible en sel est associée à une augmentation de la résistance à l’insuline, prélude à l’instauration d’un diabète de type 2. D’autres études ont montré que l’hyponatrémie (manque de sodium) chez les sujets âgés était corrélée à davantage de chute, de fracture et une diminution des capacités cognitives. De plus, malgré une consommation de sel stable, l’hypertension a progressé aux États-Unis sur les quarante dernières années et cet égard une récente étude a établi que l’hypertension était davantage induite par l’excès de glucides que par l’excès de sel…. Le professeur Xavier Girerd, sur une population témoin de patients de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a mis en évidence que, pour 70 % des hypertendus, leur chiffre de tension n’est pas modifié par une consommation moindre de sel ; et les autorités avouent que la cause de l’hypertension n’est pas clairement identifiée pour 95 % des personnes concernées.

Les effets délétères de la consommation de sel concernent en fait non le sel lui-même, mais le sel industriel dénaturé, ce qui est tout à fait différent :

charcuterie supermarchéSi effectivement l’alimentation occidentale moyenne est excessive en Chlorure de Sodium, Il est important de savoir que celui-ci est apporté pour l’essentiel, soit 75 % en moyenne, par les aliments transformés, à commencer par le pain, les charcuteries et tous les produits de l’agro-industrie, y compris les produits sucrés. Il s’agit donc là non pas de sel naturel, mais de sel dénaturé chimiquement, de sel toxique.

Autre fait majeur et déterminant, cet excès n’est pas compensé par un apport de Potassium adéquat, présent essentiellement dans les végétaux, si possible à Index glycémique bas, ce qui revient à privilégier les légumes plutôt que les légumineuses et céréales. En fait, la consommation croissante de pur Chlorure de Sodium s’est accompagnée d’une baisse vertigineuse de Potassium et voici l’une des clés du problème. Selon un article intitulé “Paleolithic Nutrition”, publié en 1985 dans la revue The New England Journal of Medicine, nos ancêtres chasseurs-cueilleurs consommaient 11 g de Potassium par jour pour 0,7 g de Sodium, alors qu’aujourd’hui, nous consommons 2,5 g de Potassium par jour pour 4 g de Sodium. Idéalement le rapport Potassium/Sodium dans notre alimentation devrait être de 5 pour 1.

Autrement dit, une fois de plus on en revient au même : une alimentation appropriée comprend une majorité de produits bruts, constitués essentiellement de fruits, légumes et oléagineux, riches en potassium.

Et c’’est là que nous en arrivons à reparler des lacto-fermentations !

3. Sel et lactofermentations :

 

Cornichons molossols lactofermentés

Cornichons molossols lactofermentés

  • Avant l’invention des réfrigérateurs, le sel a couramment été utilisé pour conserver les aliments et les sublimes lacto-fermentations (j’en parle ici) en sont un exemple.
    En fait, nous pourrions très bien faire lacto-fermenter sans introduire de sel. L’avantage de celui-ci est de conduire la fermentation en évitant un excessif développement des bactéries responsables du ramollissement, permettant ainsi de conserver du croquant ; il permet aussi d’être certain de l’inocuité bactérienne du produit.
    Mais il n’est pas pour autant nécessaire d’en mettre trop. Les recettes traditionnelles mentionnent 30 g par litre de saumure ; en fait, on peut en diviser la dose par deux, voire trois. Par sécurité, personnellement je divise simplement par deux, mais certains préconisent 10 g par litre.

    Mais, même si vous utilisez la dose de 30 g par litre, de toute façon les lacto fermentations sont extrêmement bénéfiques pour votre organisme, et il n’y a aucun risque que vous augmentiez vos risques d’hypertension ou de problème cardio vasculaire :

  • parce que vous utilisez forcément du sel naturel (sinon, de toute façon, votre lacto fermentation ne se fera pas correctement et vous devrez la jeter).
  • parce que le sel, pendant le processus de lacto fermentation, se mêle intimement aux légumes (ou fruits) et devient parfaitement bio assimilable, donc ne peut générer aucun dépôt dans l’organisme, susceptible de dégénérer en hypertension, rétention d’eau ou problème cardio vasculaire.
  • parce que le sodium présent dans le sel est contrebalancé par le potassium présent abondamment dans tous les légumes. L’équilibre est donc idéal. Et plus encore si, comme dans l’exemple que je propose ici, vous accompagnez vos lacto fermentations d’oléagineux.

Et je fais juste un ajout : plus haut, je mentionnais les travaux de René Quinton sur l’eau de mer, qui a mis en évidence ses propriétés et a fait des miracles de guérisons et régénérations ; donc, encore mieux que les lactofermentations traditionnelles au sel naturel, vous avez les super lactofermentations à l’eau de mer (super s’entendant au sens de super héros !), salée entre 29 et 34 g par litre, quelque soit le lieu où elle est prélevée ; personnellement désormais, c’est toujours ce que je pratique.

Nous voyons donc que, plus que de limiter notre quantité de sel, il s’agit de consommer des aliments entiers naturels et faits maison, de consommer abondamment fruits, légumes et oléagineux, et d’oublier toute l’agro industrie, qui nous empoisonne au sens littéral du terme.

Je n’ai évidemment rien inventé dans cet article, j’ai donc lu différents documents, et notamment sur internet cet article très intéressant, ainsi que celui-ci, concernant les découvertes sur le sel et l’immunité.

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27 réponses à Le sel est-il sain ou nocif ? Existe-t-il un sel ou plusieurs sels ?

  1. Cathyvg

    Bonjour, merci pour vos articles, je suis vegan de plus en plus m’oriente vers la diète crudivore, pour ma part je n’utilise que du tamari celui avec 28% de sel en moins, pensez-vous que cela soit meilleur pour la santé?

    salutations

    • Valérie Moncan

      Merci Cathy :)
      Non, je pense que l’eau de mer ou le sel naturel est préférable au tamari ; que j’utilise aussi personnellement (le soja une fois fermenté n’est pas mauvais), mais certainement pas tout le temps. Celui à 28% de sel en moins, en fait c’est du tamari normal avec de la flotte … Juste un truc marketing. Le vrai sel n’est pas nocif.
      Je pense également qu’il est bénéfique de manger majoritairement cru.

  2. lewerentz

    Bonjour,
    Tout d’abord bravo pour votre site fort intéressant que je suis depuis quelques semaines..
    Je suis tout à fait d’accord sur le fait de manger des aliments les plus bruts possibles – c’est ce que je fais et cela me convient très bien. Concernant le sel, je n’en utilise pas du tout – c’est bien simple, je n’en ai pas du tout dans ma cuisine. J’estime que les produits « autres » (poisson, pain, cottage cheese, thon au naturel en boîte, etc.) en contiennent déjà bien assez. Qu’en pensez-vous ?
    Concernant les différents type de sel (dont le fameux de l’Himalaya), j’avais vu une émission qui était plus nuancée : http://pages.rts.ch/emissions/abe/486248-fleur-de-sel-une-facture-tres-salee.html#1377354
    Qu’en pensez-vous ?

    • Valérie Moncan

      Bonjour, et merci beaucoup !
      Le problème de votre consommation de sel est qu’il s’agit de sel toxique, nocif pour l’organisme, générateur d’hypertension, augmentant les risques cardio vasculaires, etc car il n’est pas assimilable donc encrasse l’organisme : si vous ne faites pas votre pain vous-même, sel aux additifs et pauvre, dans le cottage cheese, pareil, dans le thon (très pollué aux métaux lourds en plus), idem ; pour le sodium contenu dans les poisson, c’est différent, il est bio assimilable.
      Il vaudrait donc mieux que vous consommiez du vrai sel et pas de sel toxique (mais au moins vous n’êtes pas en sur consommation !), ce ne sont pas du tout les mêmes produits, ni les mêmes effets sur l’organisme. Concernant le lien, de toute façon l’analyse est caduque, puisqu’ils ne font pas de différence entre ce qu’ils appellent du « sel de cuisine » (qui est en fait du poison, à bannir totalement) et le sel naturel. Sinon, je suis d’accord, nous consommons plus de sel que nécessaire, mais les problèmes sanitaires viennent du fait qu’il s’agit la plupart du temps de sel qui ne devrait jamais figurer dans la consommation humaine car totalement dénaturé.

      • lewerentz

        Bonjour,
        Merci pour votre réponse. Vous avez raison à propos du sel que je consomme « à l’insu de mon plein gré » 😉 Je vais tester un des sels que vous conseillez. Et que pensez-vous du gomasio ?

      • Valérie Moncan

        « à l’insu de mon plein gré » Oui, c’est tout à fait cela :)
        Le gomasio est très bien ; personnellement, je le fais moi-même, donc je le réalise à partir de sel de l’Himalaya, mais de toute façon, celui acheté est réalisé avec du sel naturel, donc est très bon pour l’organisme ; d’autant que le sel est broyé avec du sésame, donc ses minéraux se mêlent au sésame et sont parfaitement bio disponibles.

  3. Marie-Chantal Despoine

    Merci Valérie pour vos recherches que vous mettez gracieusement à notre disposition , merci pour vos recettes délicieuses….
    J’ai une question concernant la lacto-fermentation : je réussi très bien tous les légumes, mais pour les cornichons, hélas, ils tombent en « purée » , ça me désole, j’adoooore tellement les cornichons préparés de cette façon .
    Je prends souvent des concombres ( petits ) qui ressemblent aux cornichons , je ne me souviens plus de leur nom …. j’ai réussi une seule fois et depuis , je jette tout.
    Y a-t-il une façon particulière de les préparer ?

    • Valérie Moncan

      Pour les cornichons, j’en ai déjà fait, selon le même procédé que je décris, je n’ai pas eu ce problème. Bizarre. Il ne faut pas les faire tremper avant, ni les faire dégorger au sel (j’ai déjà vu ces mauvais conseils dans des recettes) ; vraiment je ne sais pas. Il ne faut pas utiliser de cornichons boostés aux engrais, cela peut les rendre mous.
      On peut aussi les préparer au vinaigre, ce qui est très bon, mais différent ; mais ils ne sont pas mous non plus.
      Si vous me dites en détail comment vous vous y êtes prise, peut-être que je pourrai vous conseiller (mais je ne garantis rien :)

  4. Pascale

    Merci pour cet article éclairant. Il peut être intéressant de préciser qu’une alimentation très riche en végétaux crus (fruits et légumes verts) ne nécessite aucun ajout de sel, car elle contient pléthore de minéraux, dont le sodium.

    • Valérie Moncan

      Exactement ! (enfin, pour le sodium, c’est plutôt dans les légumes que dans les fruits) D’où l’intérêt de manger une grande proportion de cru, voire tout cru.

      • Alain

        Non là je ne suis pas d’accord. Je suis frugivore à quasi 100% depuis bientôt 4 ans et après 2 ans et demi mon état de santé a chuté fortement. En faisant des recherches, j’ai compris que c’était un manque de sel. J’en ajoute depuis plusieurs mois et mon état remonte en flèche ! L’alimentation physiologique n’apporte pas assez de sodium. Il faudrait par exemple 1 Kg de céleri par jour et il ne faut pas oublier que nous avons aussi besoin du chlore !!!

      • Valérie Moncan

        Donc vous êtes d’accord puisque c’est exactement ce que je dis !!! Il est préférable de lire l’article avant de commenter.

  5. Pulsar

    Puis-je me permettre d’y mettre mon grain de sel, dans le respect de chacun et dans un débat constructif ? 😉

    Tout d’abord une précision : le NaCl, quelque soit son origine (sel « raffiné », sel marin, Himalaya,…), est toujours strictement identique. Il est indispensable à notre survie et on doit donc en ingérer suffisamment. Il augmente mécaniquement la pression artérielle en attirant l’eau à lui. On peut s’en douter intuitivement : prenons une pincée de sel de table ou une pincée de sel himalayen, dans les 2 cas on aura tôt fait d’enchaîner avec un verre d’eau.

    Vous citez David Brownstein, je pense qu’il est important de préciser qu’il pratique la médecine holistique et non pas la médecine. S’il écrit « Aucune étude ayant analysé le lien entre la consommation de sel et l’hypertension n’a utilisé du sel non raffiné » comment peut-il ensuite affirmer que « le sel de mer non raffiné a pour effet de faire baisser la tension » quand bien même il prétend l’avoir observé sur ses patients ? Pourquoi ne pas en faire une étude et publier ses résultats qui seront soumis à la critique et feront avancer la science au lieu de publier uniquement des livres (qui rapportent sans s’exposer à la critique scientifique…) ?

    Concernant l’étude citée par Jean-Yves Dionne, le résultat est à nuancer en fonction du type de récolte urinaire. En effet, les études les plus complètes avec une meilleure méthodologie ne montrent pas qu’une consommation basse de sel soit
    associée à une augmentation de la mortalité cardiovasculaire. J’ai au demeurant déjà discuté avec ce Mr très sympathique sur un autre thème, et il avait fort honorablement reconnu que les études qu’il avançait ne tenaient plus la route dès lors qu’on se penchait sur leurs méthodologies.

    Ajoutons que le sel et les produits fermentés sont associés à une prévalence de cancers digestifs supérieurs (voir les pays asiatiques).

    A l’heure actuelle, si on prend l’ensemble des études (et non pas des études isolées) on en arrive à la conclusion qu’une diminution modérée de la consommation de sel dans la population générale est susceptible de diminuer la morbidité et la mortalité cardiovasculaire de façon substantielle (et en particulier chez les hypertendus et les obèses) et que le niveau en dessous duquel la consommation de sel devrait être diminuée est controversé.

    Je vous rejoins sur votre commentaire « plus que de limiter notre quantité de sel, il s’agit de consommer des aliments entiers naturels et faits maison, de consommer abondamment fruits, légumes et oléagineux, et d’oublier toute l’agro industrie » (bien que sur cette dernière on peut quand même trouver de nombreux produits intéressants et je le formulerais plutôt sous la forme d’oublier le plus possible les plats tout préparés).

    • Valérie Moncan

      Juste deux précisions : fermenté et lacto fermenté ne sont pas la même chose, on ne peut comparer et encore moins assimiler ; la seule véritable médecine est une médecine holistique, sinon cela ne marche pas justement : nous ne sommes pas un assemblage de pièces détachées.

      • Pulsar

        Je vois ce que vous voulez dire, en effet nous somme un tout, et la médecine le prend en compte si cela est nécessaire.
        Pour ce qui est de la médecine holistique, il n’y a pas de cadre légal et on y trouve de tout. Se contenter de la définition théorique ne suffit pas. Dans la pratique il s’agit bien souvent de thérapies alternatives, issues du mouvement New Age.

      • Valérie Moncan

        Mais non, pas seulement !

    • Sarah LV

      Si je peux me permettre un avis: je ne comprends pas comment la médecine pourrait être autrement qu’Hollistique. Ce qui ne veut pas dire charlatan, mais bien prendre les choses dans leur ensemble, avec, bien sûr, une prise en compte des éléments extérieurs…On est en train d’ailleurs de constater que c’est une nécessité avec l’épigénétique.

      D’autre part, je tiens à te remercier, Valérie, car tes articles sont toujours très fouillés et documentés et par là-même très intéressants et enrichissants!
      A bientôt et belle journée!

      • Valérie Moncan

        « je ne comprends pas comment la médecine pourrait être autrement qu’Hollistique »
        En effet !!! D’ailleurs on constate tous les jours que la médecine pièce détachée ne peut permettre au corps de guérir.

  6. dragon

    Oui, mais des journalistes qui cherchent également, pas qui se contentent de répéter ou de vouloir faire de l’audience! Il en existe, heureusement. Il n’y a qu’à voir les obstacles auxquels s’est vu confronté Thierry Souccar, qui a choisi de fonder sa propre maison d’édition pour pouvoir publier des documents qui sortent des clous quant aux informations qui y figurent, notamment en matière de nutrition. Après, il y a également beaucoup d’illuminés ou de charlatans qui se servent de la maladie d’autrui pour enfumer les gens avec des méthodes « extraordinaires » et exercer leur pouvoir…Rien n’est tout blanc ou tout noir en la matière, mais lorsqu’on a les sources des informations pour comparer et un accès à d’autres expérimentations que celles financées par l’industrie pharmaceutique, on avance.

    • Valérie Moncan

      Encore une fois je suis tout à fait d’accord ; en effet, journalistes comme médecins cherchant à réellement informer -et il y en a- ont intérêt à être déterminés, car généralement ils doivent faire face à de nombreux obstacles.

      • dragon

        En tout cas, la partie du billet concernant le sel de l’Himalaya m’a réellement intéressée, j’avais en effet lu que c’était un truc de « Bobo » et de plus que le fait d’aller chercher du simple sel jusqu’au Tibet n’était pas fameux pour l’empreinte carbone: voilà mon appréciation nuancée à présent, merci Valérie!

  7. mamapasta

    moi qui déteste le gout salé ( et qui faisait régulièrement des hyponatrémies l’été) je compense en mangeant les légumes lacto fermentés que je fais moi même et ça va nette ment mieux…..mais ma tension est montée de 9 à 12 tout de même

    • Valérie Moncan

      Si tu as un extracteur, tu peux aussi te faire des jus à base de céleri ; pour l’été, orange céleri branche avec une point de menthe, c’est hyper reminéralisant et hyper rafraîchissant.

  8. Céline Miconnet

    merci pour cet article bien complet. Il donne tous les éléments pour enfin avoir les bonnes informations et ne pas se sentir coupable d’utiliser du sel ! Bien sur naturel !

    • Valérie Moncan

      « ne pas se sentir coupable d’utiliser du sel ! » Exactement ! !

  9. dragon

    Merci pour ce billet vraiment intéressant; je connaissais les travaux de Marie-Claire Frédéric, mais je ne vais pas souvent sur son blog. ce que je puis constater, c’est que les medias relaient des poncifs au service du business agro-alimentaire et que malheureusement, les médecins qui n’ont pas le temps de faire de recherches personnelles relaient souvent ces poncifs…voire les accréditent pour certains (pas tous) toubibs grassement payés pur intervenir dans des émissions d’information grand public!

    • Valérie Moncan

      Je suis tellement d’accord avec ce que tu dis ! Mais c’est vraiment désolant :( Et notamment concernant les médecins, qui pour beaucoup d’entre eux ne jouent pas leur rôle, et sont seulement prescripteurs de médicaments, ce qui est très différent et n’est normalement pas leur métier. Et il faudrait davantage de journalistes, au lieu de personnes se contentant de recracher servilement sans aucune vérification ce que leur dicte l’industrie agro-alimentaire.

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